Le Managed Instance Group (MIG) consomme un Instance Template pour créer et maintenir un groupe de VMs identiques — autohealing, autoscaling, rolling update. Équivalent GCP de l’Auto Scaling Group AWS. Existe en version zonale (google_compute_instance_group_manager) ou régionale, répartie sur plusieurs zones (google_compute_region_instance_group_manager).
Une VM isolée créée avec google_compute_instance_from_template n’a aucun autohealing — sans MIG, un crash de la VM reste un crash définitif.
Autohealing
Nécessite deux briques en plus du template :
- un
google_compute_health_checkqui teste un port/chemin applicatif - une
auto_healing_policiessur le MIG, avec uninitial_delay_secassez long pour laisser le temps austartup_scriptde finir avant que la VM soit jugée malsaine et recréée
Firewall requis pour les health checks
Les probes de health check partent des plages IP Google, pas de l’intérieur du VPC — une règle firewall ingress dédiée est indispensable, sinon le health check échoue en permanence et le MIG recrée les VMs en boucle :
| Plage source | Usage |
|---|---|
130.211.0.0/22 | Health checks legacy / Load Balancer |
35.191.0.0/16 | Health checks |
À ouvrir sur le port testé par le health check, ciblé par les mêmes tags réseau que le template.
Ce qui est perdu à chaque recréation
Par défaut, disque de boot et IP (interne/externe) sont recréés à chaque remplacement d’instance par le MIG — sauf configuration stateful explicite :
stateful_disk— conserve un disque entre recréations- IP interne/externe stateful — conserve l’adresse
En relation avec
- Instance Template — le modèle consommé par le MIG
- Firewall Rules — règles à ouvrir pour les health checks
- Compute Engine — les instances individuelles du groupe
- Cloud Load Balancing — cible souvent un MIG comme backend